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VIDÉO: durée 2:13 min
M. Marc-Antoine Cloutier, Comité autoroute 30 nord. |
Contamination des sols
Lors des audiences publiques sur l’environnement en 2002, le ministère des Transports a déclaré que le tracé en zone agricole ne prévoit aucun système de canalisation. Dans ce cas, il n’y aura que du drainage ouvert, par fossés. Il ajoutait que le risque de contamination varie en fonction de la porosité des sols et caractéristiques des produits déversés. Dans le cas du tracé en zone agricole, le produit déversé prendra le fossé de drainage et le risque d’atteindre le milieu aquatique est plus rapide.
Par contre, pour le tracé sur la route 132, les substances dangereuses pouvaient être retenues dans des bassins de rétention jusqu’à leur récupération avec des moyens appropriés. (rapport # 164 du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement pages 47 et 48) De plus, la construction de l’autoroute 30 sur la 132 prévoyait la décontamination de plus d’une vingtaine de terrains contaminés aux métaux lourds présentement. Cela représente un grand risque pour la nappe phréatique.
Sels de déglaçage
De plus, l’utilisation plus grande de sels à déglaçage sera plus grande à cause que le tracé en zone agricole est, évidemment, situé dans les champs. 1861 tonnes ce tracé comparativement à 1151 tonnes pour le tracé sur la 132. Avec les vents et le ruissellement causé par la circulation cette quantité de sels ira se répandre sur les terres agricoles avoisinantes réduisant ainsi leur qualité pour les récoltes. Voici une autre façon de contaminer les sols.
Rivières (St-Régis, St-Pierre, La Tortue)
En construisant un tracé d’autoroute en zone agricole on crée un dédoublement des points de contamination sur les rivières St-Régis, St-Pierre et La Tortue. Ces trois rivières sont déjà touchées au nord par la route 132. Elles sont aussi présentes dans l’axe prévu pour le tracé en zone agricole.
Boisés
En plus du boisé centenaire touché par le tracé en zone agricole, les boisés longeant les rivières seront aussi altérés. La MRC Roussillon n’a que 11% de son territoire sous couvert boisé alors que la norme gouvernementale est de 30%. Pour les MRC dont le territoire est en dessous de la norme, le gouvernement demande de réduire ou d’arrêter le déboisement par des mesures légales. Dans le cas du tracé en zone agricole, le gouvernement du Québec et la MRC Roussillon agissent en complice de la destruction des boisés.
Impact sonore
Pour le tracé sur la 132, le rapport de la firme ROCHE (page 181) indique que le niveau sonore varie entre 60 dB(A) et 70 dB(A) le jour. La nuit le niveau peut descendre à 50 dBA dans certains secteurs. Le bruit est influencé par la circulation automobile.
La firme souligne (page 184) que le niveau de bruit en provenance de la circulation routière sur la 132 diminue rapidement dans les quartiers résidentiels riverains. Cette atténuation rapide s’explique par la densité importante d’habitations et la hauteur de la première rangée d’habitations qui est généralement de deux étages.
Nous croyons que les véhicules qui demeureront sur l’autoroute 30 et qui éviteront les feux de circulation feront en sorte de diminuer le bruit ou de le maintenir à son niveau actuel. On sait que les véhicules font plus de bruit lors des arrêts et départs aux feux de circulation.
Pour le tracé en zone agricole, le rapport de la firme ROCHE (page 215) indique que le climat sonore actuel (sans l’autoroute) pour les résidants du secteur près des terres agricoles est très bas et surtout influencé par la circulation des tracteurs dans les champs (occasionnellement) et des avions survolant le secteur. Près de certains rangs, le jour, le niveau peut atteindre 60 dB(A) lorsque la circulation automobile qui est plus élevée. Le niveau de bruit de fond est de 45,5 dB(A) La nuit le niveau de bruit peut descendre en dessous de 40 dB(A).
L’impact sonore, qui augmentera entre 55 et 60 dBA sur toute la zone, est qualifié par la firme ROCHE d’impact moyen à fort selon la localisation du tracé. De plus, la firme ajoute qu’il s’agira d’un impact négatif local et permanent (page 221) D’ailleurs dans son nouveau schéma d’aménagement de la MRC Roussillon, à la page 111, une carte illustre bien que le tracé en zone agricole crée une deuxième zone sonore élevée (voir la carte en cliquant sur le lien disponible dans la rubrique accueil)
Impact visuel
Pour atténuer l’impact sonore du tracé en zone agricole, le ministère des Transports suggère l’installation de talus antibruit d’une hauteur approximative de 4 mètre du côté nord du tracé (entre les résidences et l’autoroute) Ainsi on enlève la vue panoramique formidable qu’ont les citoyens actuels sur l’horizon et les champs.
Le tracé sur la 132 améliore l’aspect visuel par la plantation d’arbres, l’ajout de verdure dans un secteur qui en a tout simplement pas aujourd’hui. À cet effet, nous vous invitons à consulter la vidéo de simulation disponible sur ce site dans la rubrique vidéos.
Pollution atmosphérique
En réalisant le tracé en zone agricole on ajoute une distance supplémentaire d’environ 6 km aux parcours des véhicules automobiles. De plus, la réalisation d’un boulevard urbain sur la 132 maintient les feux de circulation sur une voie qui sera toujours grandement utilisée même après la réalisation de l’autoroute 30 en zone agricole. Environ 7 véhicules sur 10 qui circulent sur la 132 le font pour des raisons de circulation locale (livraisons aux commerces, accès aux commerces, accès aux rues conduisant à leur résidence etc).
Les véhicules émettent plus de polluants atmosphériques aux feux de circulation lors des arrêts et départs. La transformation de la 132 en boulevard urbain et un tronçon autoroutier plus long ne sont donc pas la solution pour diminuer les gaz à effet de serre.
Les appuis à l’autoroute 30 sur la 132
Voici les groupes environnementaux qui appuient l’autoroute 30 sur la 132.
Stephen Guilbault de Greenpeace Québec
« Le débat n’est pas à l’effet de faire l’autoroute 30. Greenpeace, tout comme l’UPA et les membres de la coalition, on pense que le tracé de l’autoroute 30 ne devrait pas sacrifier près de 550 hectares de terres agricoles »
Alain Saladzius du groupe Fondation Rivières
« Comme vous le savez, la Fondation Rivières a pris position en faveur du tracé longeant la route 132. Le tracé retenu par le gouvernement, en terres agricoles, nous apparaît inacceptable pour toutes les raisons économiques, environnementales et sociales démontrées dans notre mémoire déposé au BAPE »
Tommy Montpetit du groupe Sauvons nos boisés et milieux humides
« Sauvons nos boisés et milieux humides est et sera toujours contre l'autoroute 30 dans son tracé sud. Il sagit bien évidemment d'une erreur majeure tant au point de vue environnementale qu'agricole » Nous vous supportons dans vos démarches sans pouvoir y participer activement pour l'instant, mais tenons à rester informé du dossier (30 novembre 2006)
Richard Marois du Conseil régional en environnement de la Montérégie
À la page 9 du document déposé pour les audiences publiques sur le tronçon Jean-Leman « La décision de choisir le tracé sud (tracé en zone agricole) cause selon nous un problème car dans les audiences publique précédentes aucune étude sérieuse n’a été déposée en ce qui a trait à ce tracé » Il ajoute que « la situation rend pour nous la décision inquiétante »
Robert Perreault du Conseil régional en environnement de Montréal
Dans un communiqué de presse du 9 février 2005 au sujet de l’incompatibilité avec l’atteinte des objectifs de Kyoto il est proposé comme solution « …le soulagement de la pression du camionnage le long de la Métropolitaine grâce à une voie de contournement, par le sud, et non par le nord de l’île, du camionnage entre l’est du Québec et l’Ontario sans impact sur les terres agricoles »
Pour connaître les autres groupes environnementaux qui appuient le projet de l’autoroute 30 sur la 132 et qui dénoncent le projet de l’autoroute 30 en zone agricole, veuillez consulter la rubrique Coalition


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